VOLUME. 9, numéro 2: juin 2016

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Dans ce numéro 
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Dénicher les histoires de recherche et de collaboration des NREN     

Il est bien connu que les universités et les établissements de recherche dans le monde entier lancent et participent aux projets d’avant-garde de recherche et de collaboration inspirants de jour en jour.

Pourtant, mettre en commun les progrès et l’impact de ces projets avec le reste de la communauté globale ne semble pas une première priorité pour les institutions concernées. Il est donc difficile pour les autres NREN et les utilisateurs finaux de profiter équitablement de ces projets.

C’est pour cette raison que le Global PR Networking Community a organisé un atelier lors de la TNC 2016 à Prague en République tchèque qui cherchait à trouver les moyens d’encourager les institutions d’éducation et de recherche à partager leurs projets de recherche et de collaboration avec le reste de la communauté R&E mondiale.

Les représentants des réseaux régionaux d’éducation et de recherche (RRER) de GÉANT, Alliance UbuntuNet, WACREN, ASREN et RedCLARA se sont rassemblés pour cet atelier qui comprenait également une table ronde visant à améliorer les pratiques de communication et de diffusion à l’intention des NREN en Afrique.

Lors de l’atelier, les représentants étaient tous du même avis que la plupart des NREN évitent d’éclairer leurs parties prenantes et les utilisateurs finaux sur leurs projets de recherche et de collaboration en cours et sur la façon dont les projets ont des incidents sur les communautés.

Les participants à l’atelier ont avancé plusieurs raisons pour expliquer l’absence d’une démarche globale de diffusion et ont cité l’absence des équipes de communication et de diffusion dévouées au sein des NREN comme le principal défi.
“La plupart des NREN n’ont pas encore recruté le personnel de communication et de diffusion dévoué, de ce fait de grands projets de recherche et de collaboration qui se déroulent au sein des NREN passent inaperçus,” a remarqué Hastings Ndebvu de l’Alliance UbuntuNet.

Helga Spitaler de GÉANT a apporté sa contribution au débat et a souligné l’importance d’encourager les directeurs des NREN à prendre l’initiative de communiquer avec les utilisateurs finaux afin d’accroître la visibilité des projets de recherche qui se déroulent dans leurs communautés.

“Les directeurs des NREN devraient être encourager à nouer les contacts les experts de communication de leurs réseaux régionaux d’éducation et de recherche qui sont toujours intéressés à effectuer le suivi des projets se déroulant au sein de la communauté des NREN et à partager les progrès et les succès des projets avec le reste de la communauté des réseaux,” dit-elle.

De son côté, Jane Gilford du NREN autrichien, AARNET a expliqué que la motivation au partage et à la diffusion des projets en cours et des collaborations devrait être insufflée à tous les membres des NREN quelque soit leurs postes désignés.

 “Les PDG, directeurs techniques et ingénieurs peuvent tous jouer un rôle dans la diffusion des activités des NREN. Il ne faut pas être expert en communication et diffusion mais ces personnes peuvent tous envoyer de courts paragraphes, des vidéos et des photos des histoires de recherche à des plateformes comme In the Field blog où nous pouvons développer  les histoires complètes. Notre objectif est simplement de montrer au monde l’impact des réseaux d’éducation et de recherche.”

MAREN déploie eduroam

Mieux vaut tard que jamais!

Cette citation semble convenir au cas de Malawi Research and Education Network (MAREN) après que le réseau ait testé avec succès son service eduroam en juin 2016 pour devenir le huitième NREN au sein de la région des membres UbuntuNet à lancer le service après RwEdNet, KENET, TENET, ZAMREN, RENU, MoRENet et TERNET.

eduroam est un service qui assure aux utilisateurs des institutions  participantes une connexion sans fil sécurisée lors de leur déplacement en utilisant les identifiants et mot de passe comme ils le font dans les locaux de leurs institutions d’origine.

Avec l’authentification fédérée, l’institution d’origine vérifie les justificatifs d’identité de l’utilisateur et s’il y a authentification, l’utilisateur est autorisé à accéder aux services de réseau sans fil qui sont contrôlés par l’établissement visité.

MAREN a testé avec succès hors du Malawi le mois dernier quand les représentants de l’Alliance UbuntuNet qui participaient à la TNC2016 à Prague, en République tchèque ont pu se connecter à Internet en utilisant les paramètres d’authentification (identifiants et mots de passe) fournis par MAREN.

Le lancement du service intervient au moment où MAREN s’apprête à se connecter au réseau UbuntuNet plus tard cette année.

66 pourcent des pays africains n’ont pas de NREN opérationnel – Banque mondiale 

Sur les 54 pays en Afrique, 34 n’ont pas de réseaux nationaux d’éducation et de recherche opérationnels (NREN), représentant 66 pourcent des pays qui n’ont pas de NREN opérationnel sur le continent.

Cela  a été révélé dans un nouveau rapport publié par la Banque Mondiale intitulé  «Le rôle et le statut des réseaux nationaux de recherche et d’éducation (NREN) en Afrique ».

Selon le rapport, sur les 36 pays qui n’ont pas de NREN opérationnel, 5 ne détiennent pas d’informations consignées relatives à la création d’un NREN alors que les autres 31 pays ont des NREN à différents stades de développement.

Le rapport, publié en juin cette année et compilé par Michael Foley, indique que jusqu’à présent, il n’y a aucune information sur la création des NREN en République Démocratique du Congo, à Djibouti, en Lybie et au Lesotho (que NUANCE a annoncé comme ayant entamé le processus de création d’un NREN dans la précédente édition).

Mais sur une note positive, 18 pays sur le continent se vantent des NREN opérationnels que le rapport a classés selon leurs différents niveaux de progrès.

Les NREN de l’Algérie, de l’Égypte, du Kenya et de l’Afrique du Sud ont été classés comme les plus progressistes avec 6 points, le score le plus élevé qui indique le stade de pleine maturité d’un NREN.

Outre le fait qu’il souligne le progrès sur la création des NREN en Afrique subsaharienne, le rapport de 107 pages fournit des lignes directrices et des meilleures pratiques relatives à la création d’un NREN.

La Déclaration de Dakar sur le libre accès reçoit un coup de pouce

Le mouvement de l’Open Science a été fortement encouragé lorsque les délégués à la quatrième conférence du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) sur l’édition électronique ont adopté la Déclaration de Dakar sur les ressources éducatives libres en Afrique et dans le Sud global.

La Déclaration de Dakar invite les érudits/chercheurs et étudiants, les décideurs et les autres parties prenantes dans le Sud global (qui comprend l’Afrique, l’Amérique latine et l’Amérique centrale, et les pays en voie de développement d’Asie y compris le Moyen-Orient) à entreprendre des travaux de recherches et à partager les résultats de recherche qui vont améliorer la qualité de vie des gens.

La Déclaration de Dakar est le fruit de trois jours d’échanges intenses lors de la conférence CODESRIA, intitulée ‘le mouvement du libre accès et l’avenir de l’économie du savoir en Afrique’, qui a eu lieu du 29 mars au 1er avril 2016 à Dakar, au Sénégal.

Il a été rédigé par un comité composé de représentants du CODESRIA, de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) et du CLACSO (Conseil latino-américain de sciences sociales), et d’éminents érudits, le professeur Abel Idowu Olayinka, vice-chancelier de l’Université d’Ibadan, le professeur Beban Sammy Chumbow, ancien vice-chancelier de l’Université de Yaoundé 1, et Eve Gray de l’Université du Cap en Afrique du Sud.

La quatrième conférence du CODESRIA a ressemblé chercheurs, bibliothécaires, éditeurs et décideurs pour discuter de l’Open Access en Afrique et dans d’autres régions du Sud global.

Les présentateurs lors de la conférence et les délégués ont mis en commun les études de cas de l’OA dans leurs institutions, et la discussion a porté sur les thèmes allant de la ‘décolonisation’ de l’université africaine, les données ouvertes au partage de données parmi les scientifiques dans des environnements aux ressources limitées jusqu’au renforcement de la publication communautaire en libre accès.

“La privatisation des connaissances du public par des entreprises commerciales est inacceptable,” a-t-il expliqué le secrétaire exécutif du CODESRIA Dr Ebrima Sall aux délégués lors de ses remarques liminaires. Il a également annoncé que le CODESRIA  était en train de se préparer pour exiger l’OA pour tous ses résultats de recherche.

Le professeur Abel Idowu Olayinka, vice-chancelier de l’Université d’Ibadan au Nigéria, a demandé plus de politiques institutionnelles de l’OA au Nigéria et à travers l’Afrique. Le professeur Beban Sammy Chumbowde, vice-chancelier de la ICT University et l’ancien vice-chanchelier l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun a exhorté également d’autres institutions à se joindre au mouvement de l’OA.

Dr Williams Nwagwu (Université d’Ibadan/CODESRIA) a souligné que les chercheurs font des recherches pour informer, éclairer et éduquer le public; alors, leurs résultats de recherche sont un bien public. Cependant, il a dit que la recherche était devenue une marchandise au fil du temps, et que l’édition académique dans le monde était alors contrôlée seulement par cinq grands éditeurs. Nwagwu  a qualifié l’OA d’une révolution qui a démocratisé le pouvoir de la connaissance, et a mis en cause le concept d’un journal.

Cet article fût d’abord publié sur le site EIFL. Lire la version originale.

Positionnement d’un NREN vis-à-vis des ISP commerciaux  

Par Duncan Martin

Inévitablement, les rôles et les activités d’un NREN ont des répercussions sur ceux des fournisseurs de services commerciaux en tant que participants de l’industrie compétitive, et il est important pour la direction d’un NREN de considérer et de gérer les relations du NREN avec les ISP commerciaux.

L’un des objectifs est de cultiver la compréhension de l’ISP et le respect pour le rôle développementiste du NREN; son caractère non lucratif, et sa restriction au service des institutions de recherche et de l’éducation. Cela peut se faire :

• en participant activement aux conférences et aux les projets des associations industrielles nationales;
• en faisant du peering gratuit avec tous au niveau de point d’échange local; 
• en partageant du contenu ouvert (par exemple  distribution des logiciels libres) hébergé sur les serveurs miroirs du NREN avec un ISP local ; et
• en évitant de répondre à un appel d’offres en concurrence directe  avec un ISP commercial.

L’histoire suivante illustre le dernier point. Il y a dix ans ou plus, une institution de recherche paraétatique – que je vais appeler « PSRI » - voulait se connecter à NREN local et utiliser les services du NREN. Sans oublier le caractère public de son institution et les processus et les règles d’approvisionnement concomitants, le directeur technique a prévu de lancer un appel d’offre public à des opérateurs dûment autorisés pour fournir des services Internet, et il voulait que le NREN soumette un appel d’offre.

Le NREN a répondu qu’il ne pouvait pas entrer en concurrence directe avec des ISP commerciaux et ne pouvait pas répondre à un appel d’offre dans un processus compétitif d’appel d’offre. Cependant, il a souligné que PSRI était éligible à devenir membre, et en tant que tel, à commander les services auprès du NREN.

En conséquence, le choix que PSRI devait faire était le suivant: Faudra-t-il lancer l’appel d’offre auprès des opérateurs commerciaux, sachant bien que notre NREN ne présentera pas d’offre; ou faudra-t-il laisser tomber l’appel d’offre et devenir au contraire membre du NREN, se procurer du NREN des services Internet dont nous avons besoin, et ce faisant pour faire partie de la communauté NREN mondiale? Heureusement, PSRI a pris la décision de se joindre au NREN!

KENET améliore le débit Internet pour les étudiants, passant à des vitesses 25 fois plus rapides* 

Le Kenya Education Network (KENET) et Liquid Telecom Kenya ont fait les établissements d’éducation et de recherche migrer vers des connexions qui sont jusqu’à 25 fois plus rapides que c’était possible auparavant.

Les nouvelles connexions augmentent la capacité totale d’accès à Internet distribuée aux institutions membres du KENET via le réseau Liquid Telecom Kenya à partir de seulement 200 Mo en 2009 à 6 000 Mo actuellement en 2016, au fur et au mesure que chaque membre se connecte à des plus grandes vitesses.

Au terme du programme triennal de connexion, le partenariat fournira l’Internet à grande vitesse à plus de 500 000 étudiants et 20 000 membres du personnel dans tout le Kenya, dont la plupart éprouvaient des difficultés à accéder à Internet jusqu’à là.

"Les mises à niveau sont devenues indispensables en raison du paysage académique en constante mutation," dit Professor Meoli Kashorda, directeur exécutif du KENET, qui a dit que la majorité des étudiants et du personnel se servent actuellement d’Internet pour l’apprentissage et la recherche: "Ils l’estiment à présent comme une nécessité."

"L’augmentation du trafic Internet a été phénoménale, avec les étudiants qui se procurent des appareils dotés du Wi-Fi alors que les institutions qui utilisent davantage l’Internet. L’Internet transforme nos manières d’apprendre," dit-il.

Cette transition à l’utilisation accrue d’Internet est en accord avec la recherche qui montre que l’accès à Internet est essentiel pour une meilleure performance scolaire. Une étude à Federal Urdu University au Pakistan a révélé que les étudiants qui ont passé plus d’heures à étudier sur l’Internet ont obtenu en moyenne les mentions « bien » et « très bien », alors que ceux qui ont l’utilisé moins ont obtenu en moyenne les mentions « assez bien » et « bien ».

D’après un étudiant en quatrième année Lewis Muchiri à Kenya Methodist University, les plus grandes vitesses d’Internet ont transformé sa propre formation. "Avec l’Internet plus rapide, j’ai désormais accès aux articles scientifiques, aux livres numériques et à d’autres ressources pédagogiques, me permettant de gagner du temps et de me concentrer davantage sur mes études. Avant, il fallait attendre très longtemps pour terminer le téléchargement des pages, mais aujourd’hui, avec le Wi-Fi plus rapide, nous étudions même à partir de nos smartphones," dit-il.

Fournir l’accès à Internet plus facile et plus rapide aux étudiants au Kenya et en Afrique entier figure parmi les objectifs clés de Liquid Telecom.

"Inciter les établissements de l’enseignement et les étudiants à l’utiliser l’Internet à haut débit est une étape importante pour Liquid Telecom Kenya, et s’aligne avec notre mission d’assurer l’accès à Internet pour tous en Afrique et d’accélérer les avantages à la société et à l’économie qui découlent de l’Internet de qualité," dit Ben Roberts, PDG de Liquid Telecom Kenya.

Le renforcement des connexions de KENET par le déploiement de la nouvelle technologie de Liquid Telecom Kenya est le résultat d’un partenariat de plusieurs années entre les deux organisations.

KENET a pour mandat de fournir des connexions Internet abordables et d’un bon rapport coût-performance profitant à un grand nombre d’étudiants simultanément. " Liquid Telecom Kenya a été notre fournisseur primaire et secondaire pendant une longue période et son réseau est le plus abordable de tous les fournisseurs," dit Professeur Kashorda.

Liquid Telecom fournit actuellement 70 pourcent de la capacité en matière d’Internet de lignes louées du KENET, et il est en train de rehausser la capacité de distribution du réseau par l’installation de nouveaux équipements sur les sites des membres et par l’amélioration de la fiabilité et la qualité de connexion.

Cet article fût d’abord publié su le site de KENET. Lire l’article original

Redémarrage du projet de connectivité R&E en Asie*

Plus de 500 000 chercheurs, académiciens et étudiants à travers l’Asie centrale devraient bénéficier du lancement de la 3e phase du projet Réseau d’Asie centrale pour la recherche et l’éducation (CAREN) financé par l’UE qui reprend la connectivité régionale R&E après la fin du projet précédent en août 2015.

La signature du contrat entre la Commission européenne et GÉANT à la fin de mois de juin  a été salué par les partenaires de projet du CAREN qui étaient présents à la réunion du Comité exécutif qui a eu lieu les 4 et 5 juillet à Bishkek, au Kirghizstan. La tenue de cette première réunion du projet juste après la conclusion du contrat reflète le besoin urgent de relancer le projet CAREN le plus vite possible.

Avec un cofinancement initial de €4.5M (par le biais de ses budgets de coopération au développement), le projet se déroulera jusqu’en 2019. Dans un premier temps, CAREN3 rétablira une connexion avec le Kirghizstan et le Tadjikistan où les gouvernements ont conclu des ententes bilatérales de financement avec la CE. Le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan pourront également se joindre au projet  sous réserve de l’approbation de la CE et dans la limite des ententes bilatérales de financements similaires.

S’inspirant de deux phases du projet précédentes, un nouvel appel d’offre est déjà en cours pour réhabiliter un réseau régional grande capacité en Asie centrale et maintenir et renforcer le développement d‘une connectivité avancée à l’intention des communautés R&E avec les homologues en Europe and dans d’autres régions du monde. Des projets collaboratifs actuels et à venir couvrent les domaines tels que le suivi environnemental, l’énergie solaire, la télémédecine, la digitalisation de l’héritage culturel et l’e-learning qui vont être recommencés et renforcés.

“CAREN3 ouvre les portes pour rétablir les collaborations R&E entre l’Asie centrale et l’Europe. Je crois que les ententes de financements conclues avec les  gouvernements de l’Asie centrale devraient améliorer les perspectives de viabilité à long terme du projet. L’octroi du contrat de la troisième phase de CAREN à GÉANT, réaffirme son rôle de chargé de projets de réseaux R&E en qui on a confiance dans cette région  stratégiquement importante,” dit David West, responsable de projet pour CAREN, GÉANT.

*Cet article fût d’abord publié sur le site de CAREN. Lire la version originale.

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